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NOTE: CentOS Enterprise Linux is built from the Red Hat Enterprise Linux source code. Other than logo and name changes CentOS Enterprise Linux is compatible with the equivalent Red Hat version. This document applies equally to both Red Hat and CentOS Enterprise Linux.
Linuxtopia - CentOS Enterprise Linux Guide d'installation pour les architectures x86, Itanium et AMD64 - Introduction aux partitions de disque

Annexe D. Introduction aux partitions de disque

NoteRemarque
 

Cette annexe ne s'applique pas forc�ment aux architectures qui ne sont pas bas�es sur x86. Toutefois, les concepts g�n�raux mentionn�s ici sont probablement applicables.

Les partitions de disque constituent un aspect courant du domaine de l'informatique personnelle et ce depuis de nombreuses ann�es. Toutefois, consid�rant le nombre de personnes achetant des ordinateurs munis de syst�mes d'exploitation pr�install�s, relativement peu d'individus comprennent le mode de fonctionnement des partitions. Ce chapitre tente donc d'expliquer l'int�r�t des partitions de disque et la fa�on de les utiliser afin que l'installation de Red Hat Enterprise Linux soit aussi simple que possible.

Si vous avez une certaine exp�rience en mati�re de partitions de disque, vous pouvez passer directement � la Section D.1.4 pour obtenir plus d'informations sur le processus de lib�ration d'espace disque en vue de l'installation de Red Hat Enterprise Linux. Cette section examine �galement le syst�me de d�nomination des partitions utilis� par Linux, le partage d'espace disque avec d'autres syst�mes d'exploitation ainsi que d'autres sujets connexes.

D.1. Concepts de base concernant le disque dur

Les disques durs ont une fonction tr�s simple�— ils permettent de conserver des donn�es et de les r�cup�rer de fa�on fiable � la demande.

Lors de l'examen de sujets tels que le partitionnement de disque, il est important de conna�tre au pr�alable le mat�riel utilis�. Malheureusement, il est tr�s facile de se perdre dans les d�tails. Pour cette raison, nous avons opt� pour un sch�ma simplifi� d'un disque dur afin de permettre une meilleure compr�hension du processus de partitionnement. La Figure D-1 repr�sente un disque dur qui n'a pas encore �t� utilis�.

Figure D-1. Disque dur non utilis�

Comme vous pouvez le constater, il n'y a pas grand chose � voir. Mais �tant donn� que nous parlons ici de disques durs � un niveau �l�mentaire, ce sch�ma est tout � fait appropri�. Imaginons que nous voulions stocker des donn�es sur ce disque. Dans l'�tat actuel du disque dur, l'op�ration ne pourrait pas r�ussir. Avant de pouvoir stocker des donn�es, il faut d'abord effectuer certaines t�ches…

D.1.1. Ce qui compte n'est pas tant ce que vous �crivez que la mani�re dont vous l'�crivez

Les v�t�rans de l'informatique auront probablement vite compris. Il faut formater le disque. Le formatage (que l'on appelle habituellement ��cr�ation d'un syst�me de fichiers��) �crit des informations sur le disque, organisant ainsi l'espace vide d'un disque non format�.

Figure D-2. Disque dur avec un syst�me de fichiers

Comme le montre la Figure D-2, l'ordre impos� par un syst�me de fichiers implique un certain nombre de compromis�:

  • Un petit pourcentage de l'espace disponible sur le disque est utilis� pour stocker des donn�es sp�cifiques au syst�me de fichiers et peut donc �tre consid�r� comme perdu.

  • Le syst�me de fichiers fractionne l'espace restant en petits segments de taille �gale. Dans l'univers Linux, ces segments sont appel�s blocs[1].

�tant donn� que les syst�mes de fichiers permettent l'existence de r�pertoires ainsi que de fichiers, ce type de compromis est g�n�ralement consid�r� comme un prix modique � payer.

Il faut �galement noter qu'il n'y a pas de syst�me de fichiers unique et universel. Comme le montre la Figure D-3, un disque dur peut contenir un syst�me de fichiers parmi de nombreux autres. Comme vous pouvez l'imaginer, les diff�rents syst�mes de fichiers ont tendance � �tre incompatibles�; par cons�quent, un syst�me d'exploitation prenant en charge un syst�me de fichiers (ou plusieurs types de syst�mes de fichiers apparent�s) ne pourra peut-�tre pas en prendre un autre en charge. Cette affirmation n'est cependant pas une r�gle absolue. Par exemple, Red Hat Enterprise Linux prend en charge un vaste �ventail de syst�mes de fichiers (dont beaucoup sont couramment utilis�s par d'autres syst�mes d'exploitation), facilitant ainsi l'�change de donn�es.

Figure D-3. Disque dur avec un syst�me de fichiers diff�rent

Naturellement, l'�criture d'un syst�me de fichiers sur le disque n'est que la premi�re �tape du processus. L'objectif est en effet de stocker et de r�cup�rer des donn�es. Examinons maintenant l'aspect du disque suite � l'�criture de certains fichiers.

Figure D-4. Disque dur sur lequel figurent des donn�es

Comme l'illustre la Figure D-4, certains des blocs pr�c�demment vides contiennent � pr�sent des donn�es. Il est toutefois impossible de d�terminer exactement le nombre de fichiers se trouvant sur cette unit� simplement en regardant l'illustration. Il peut y avoir un fichier comme il peut y en avoir plusieurs, �tant donn� que tous les fichiers utilisent au moins un bloc et que certains fichiers en utilisent plusieurs. Un autre point important � noter est que les blocs utilis�s ne doivent pas forc�ment former une zone continue�; les blocs utilis�s et inutilis�s peuvent en effet �tre intercal�s. Ce cas de figure s'appelle la fragmentation. Celle-ci peut jouer un r�le important lors de toute tentative de redimensionnement d'une partition existante.

Comme toutes les technologies en rapport avec l'informatique, les disques durs �voluent en permanence. Cette �volution se traduit notamment par une augmentation de la taille des disques. Leur taille physique n'a pas chang�, mais leur capacit� de stockage d'informations a elle �volu�. C'est pr�cis�ment ce gain de capacit� qui a induit une �volution fondamentale au niveau du mode d'utilisation des disques durs.

D.1.2. Partitions — Transformation d'un disque dur en plusieurs disques

Face � l'augmentation des capacit�s des disques durs, certaines personnes ont commenc� � se demander si le fait de disposer de tout cet espace d'un seul tenant �tait une bonne id�e. Ce point de vue �tait le fruit de plusieurs consid�rations tant philosophiques que techniques. Du point de vue philosophique, l'espace suppl�mentaire offert par un disque de plus grande capacit� semblait, au-del� d'une certaine taille, repr�senter une source de confusion. Sur le plan technique, certains syst�mes de fichiers n'�taient pas con�us pour prendre en charge des disques d'une telle capacit�; ou alors, s'ils pouvaient le faire, le temps de gestion du syst�me impos� par le syst�me de fichiers pour assurer le suivi des fichiers devenait excessif.

La solution � ce probl�me consistait � diviser les disques en partitions. Chaque partition est alors accessible comme s'il s'agissait d'un disque distinct, une situation possible gr�ce � l'ajout d'une table des partitions.

NoteRemarque
 

M�me si les sch�mas de ce chapitre montrent la table des partitions comme �tant distincte du disque dur r�el, ce n'est pas rigoureusement exact. En r�alit�, elle est stock�e au tout d�but du disque, avant tout syst�me de fichiers ou toute donn�e de l'utilisateur. C'est par souci de clart� que nous l'avons s�par�e du reste de l'unit� sur les sch�mas.

Figure D-5. Disque dur avec table des partitions

Comme l'indique la Figure D-5, la table de partitions est divis�e en quatre sections ou quatre partitions primaires. Une partition primaire est une partition sur un disque dur qui peut uniquement contenir un disque logique (ou section). Chaque section peut accueillir les informations n�cessaires pour la d�finition d'une seule partition�; dans de telles conditions, la table de partitions ne peut pas d�finir plus de quatre partitions.

Chaque table des partitions contient un ensemble d'informations portant sur les caract�ristiques importantes de la partition telles que�:

  • les points du disque o� la partition commence et se termine�;

  • le caract�re ��active�� ou non de la partition�;

  • le type de partition.

Examinons de plus pr�s chacune de ces caract�ristiques. Les points de d�but et de fin de la partition d�finissent en r�alit� sa taille ainsi que son emplacement physique sur le disque. L'indicateur ��active�� (pour activ�e) est utilis� par les chargeurs de d�marrage de certains syst�mes d'exploitation. Autrement dit, c'est le syst�me d'exploitation se trouvant sur la partition marqu�e comme �tant ��active�� qui sera d�marr�.

La notion de type de partition peut sembler un peu confuse. Le type repr�sente un nombre qui identifie l'utilisation pr�vue de la partition. Si cette d�finition semble un peu vague, c'est parce que la notion de type de partition l'est �galement. Certains syst�mes d'exploitation utilisent le type de partition pour diff�rentes raisons comme pour indiquer un type de syst�me de fichiers sp�cifique, marquer la partition comme �tant associ�e � un syst�me d'exploitation donn�, indiquer que la partition contient un syst�me d'exploitation amor�able, voire une combinaison des trois.

Maintenant, vous vous demandez peut-�tre comment toute cette complexit� suppl�mentaire est normalement utilis�e. Reportez-vous � la Figure D-6 pour obtenir un exemple.

Figure D-6. Disque dur avec partition unique

Tr�s souvent, une seule partition occupe tout le disque, ce qui correspond principalement � la m�thode utilis�e avant l'existence des partitions multiples. Dans ce cas, la table des partitions n'utilise qu'une seule entr�e pointant sur le d�but de la partition.

Nous avons �tiquet� cette partition comme �tant de type ��DOS��. Bien qu'il ne s'agisse que d'un des nombreux types de partitions possibles �num�r�s dans le Tableau D-1, cette �tiquette est ad�quate dans le cadre de cette pr�sentation.

Le Tableau D-1 contient la liste de quelques types de partitions courants (et obscurs), avec leurs valeurs num�riques hexad�cimales.

Type de partitionValeurType de partitionValeur
Vide00Novell Netware 38665
DOS 12-bit FAT01PIC/IX75
XENIX root02Anciennes MINIX80
XENIX usr03Linux/MINUX81
DOS 16-bit <=32M04Swap Linux82
�tendue05Natif Linux83
DOS 16-bit >=3206Linux �tendue85
OS/2 HPFS07Amoeba93
AIX08Amoeba BBT94
AIX amor�able09BSD/386a5
Gestionnaire de d�marrage OS/20aOpenBSDa6
Win95 FAT320bNEXTSTEPa7
Win95 FAT32 (LBA)0cBSDI fsb7
Win95 FAT16 (LBA)0eSwap BSDIb8
Win95 �tendue (LBA)0fSyrinxc7
Venix 8028640CP/Mdb
Novell51acc�s DOSe1
PPC PReP Boot41DOS R/Oe3
GNU HURD63DOS secondairef2
Novell Netware 28664BBTff

Tableau D-1. Types de partition

D.1.3. Partitions � l'int�rieur de partitions — Pr�sentation des partitions �tendues

Naturellement, au fil du temps, il est devenu �vident que quatre partitions ne suffiraient pas. �tant donn� l'augmentation de la capacit� des unit�s de disque, il devenait possible de configurer quatre partitions de taille raisonnable tout en ayant encore de l'espace libre sur le disque. Il fallait par cons�quent trouver un moyen de cr�er davantage de partitions.

D'o� la cr�ation de la partition �tendue. Comme vous l'avez peut-�tre remarqu� dans le Tableau D-1, il existe un type de partition ���tendue���; ce type de partition est au coeur des partitions �tendues.

Lorsqu'une partition est cr��e et que son type est param�tr� sur ���tendue��, une table de partitions �tendues est cr��e. La partition �tendue est en fait un disque dur � part enti�re�— elle comprend une table des partitions qui pointe vers une ou plusieurs partition(s) (d�sormais appel�es partitions logiques, par opposition aux quatre partitions primaires) enti�rement regroup�es dans la partition �tendue elle-m�me. La Figure D-7 montre un disque dur avec une partition primaire et une partition �tendue contenant deux partitions logiques (de m�me qu'une certaine quantit� d'espace disque non partitionn�).

Figure D-7. Disque dur avec partition �tendue

Comme le montre cette illustration, il existe une diff�rence entre une partition primaire et une partition logique — il ne peut y avoir que quatre partitions primaires, mais le nombre de partitions logiques est illimit�. Cependant, vu la mani�re utilis�e pour acc�der aux partitions sous Linux, il n'est pas conseill� de d�finir plus de 12 partitions logiques sur un seul disque dur.

Maintenant que nous avons d�crit les partitions de fa�on g�n�rale, voyons comment utiliser ces connaissances pour installer Red Hat Enterprise Linux.

D.1.4. Cr�ation de l'espace n�cessaire � Red Hat Enterprise Linux

Si vous tentez de repartitionner un disque dur, vous serez peut-�tre confront� � l'un des sc�narios suivants�:

  • De l'espace libre non partitionn� est disponible.

  • Une partition non utilis�e est disponible.

  • De l'espace libre est disponible dans une partition utilis�e.

Examinons, dans l'ordre, chacun de ces sc�narios.

NoteRemarque
 

N'oubliez pas que les illustrations suivantes, simplifi�es par souci de clart�, ne refl�tent pas rigoureusement le syst�me de partitionnement que vous rencontrerez lors de la v�ritable installation de Red Hat Enterprise Linux.

D.1.4.1. Utilisation de l'espace libre non partitionn�

Dans cette situation, les partitions d�j� d�finies ne couvrent pas tout le disque dur et laissent donc de l'espace non attribu� qui ne fait pas partie d'une partition d�finie. La Figure D-8 illustre une telle situation.

Figure D-8. Disque dur avec de l'espace disque non partitionn�

Dans la Figure D-8, 1 correspond � une partition non d�finie avec de l'espace non attribu� et 2 repr�sente une partition d�finie avec de l'espace d�fini.

� bien y regarder, un disque dur non utilis� s'inscrit �galement dans cette cat�gorie�; la seule diff�rence r�side dans le fait que tout l'espace disque ne fait pas partie d'une partition d�finie.

Dans tous les cas, vous pouvez simplement cr�er les partitions n�cessaires � partir de l'espace qui n'est pas utilis�. Malheureusement, ce sc�nario, bien que tr�s simple, est peu probable (� moins que vous n'ayez achet� un nouveau disque sp�cialement pour Red Hat Enterprise Linux). La plupart des syst�mes d'exploitation pr�-install�s sont configur�s de fa�on � utiliser tout l'espace disponible sur le disque (reportez-vous � la Section D.1.4.3).

Examinons maintenant une situation un peu plus courante.

D.1.4.2. Utilisation de l'espace d'une partition non utilis�e

Dans ce cas, il est possible que vous n'utilisiez plus une ou plusieurs partitions. Vous avez peut-�tre bricol� un autre syst�me d'exploitation dans le pass� et vous n'utilisez plus la ou les partition(s) d�di�e(s) � ce syst�me. La Figure D-9 illustre une telle situation.

Figure D-9. Disque dur avec une partition inutilis�e

Dans la Figure D-9, 1 repr�sente une partition non utilis�e et 2 correspond � la nouvelle attribution pour Linux d'une partition non utilis�e.

Si vous vous trouvez dans cette situation, vous pouvez utiliser l'espace allou� � la partition non utilis�e. Vous devrez tout d'abord supprimer la partition, puis cr�er � sa place la ou les partition(s) Linux appropri�e(s). Vous pouvez supprimer la partition non utilis�e et cr�er manuellement des partitions lors du processus d'installation.

D.1.4.3. Utilisation de l'espace libre d'une partition active

Il s'agit de la situation la plus courante. Il s'agit aussi, malheureusement, de la plus complexe. Le principal probl�me est que, m�me si vous avez suffisamment d'espace libre, il est actuellement allou� � une partition en cours d'utilisation. Si vous avez achet� un ordinateur avec des logiciels pr�install�s, le disque dur a probablement une partition tr�s importante contenant le syst�me d'exploitation et les donn�es.

Outre l'ajout d'un nouveau disque dur au syst�me, vous avez deux possibilit�s�:

Repartitionnement destructeur

Ce type de repartitionnement revient � supprimer la grande partition unique et � en cr�er plusieurs de plus petite taille. Comme vous pouvez l'imaginer, toutes les donn�es de la partition d'origine seront supprim�es. La cr�ation d'une sauvegarde compl�te est par cons�quent n�cessaire. Dans votre propre int�r�t, effectuez deux sauvegardes, utilisez la fonction de v�rification (si votre logiciel de sauvegarde en est dot�), puis essayez de lire les donn�es de votre sauvegarde avant de supprimer la partition.

AttentionAttention
 

Si un syst�me d'exploitation (quel qu'il soit) est install� sur cette partition, il devra �tre r�install�. Sachez que certains ordinateurs vendus avec un syst�me d'exploitation pr�install� ne fournissent pas toujours le CD-ROM n�cessaire � la r�installation du syst�me original. Il est donc fortement conseill� de v�rifier si tel est votre cas avant de supprimer la partition originale et l'installation du syst�me d'exploitation original.

Apr�s avoir cr�� une partition plus petite pour votre syst�me d'exploitation actuel, vous pouvez r�installer tout logiciel, restaurer vos donn�es et poursuivre l'installation de Red Hat Enterprise Linux. La Figure D-10 illustre cette situation.

Figure D-10. Disque dur en cours de repartitionnement destructeur

Dans la Figure D-10, 1 repr�sente la situation avant l'op�ration et 2 la situation apr�s l'op�ration.

AttentionAttention
 

Comme l'illustre la Figure D-10, toutes les donn�es pr�sentes sur la partition d'origine seront perdues, � d�faut d'une sauvegarde appropri�e�!

Repartitionnement non destructeur

Avec ce type de repartitionnement, vous ex�cutez ici un programme qui accomplit apparemment l'impossible�: il r�tr�cit une grande partition sans perdre les fichiers qui y sont stock�s. De nombreuses personnes ont jug� cette m�thode � la fois fiable et s�re. Quel logiciel utiliser pour r�aliser cet exploit�? Il existe sur le march� plusieurs logiciels de gestion de disques�; vous devrez effectuer des recherches afin de trouver celui correspondant le mieux � votre situation.

M�me si le processus de repartitionnement non destructeur est assez simple, il se d�compose cependant en plusieurs �tapes�:

  • Compression et sauvegarde des donn�es existantes�;

  • Redimensionnement de la partition existante

  • Cr�ation d'une/de nouvelle(s) partition(s).

Examinons maintenant chacune de ces �tapes de mani�re plus d�taill�e.

D.1.4.3.1. Compression des donn�es existantes

Comme l'illustre la Figure D-11, la premi�re �tape consiste � compresser les donn�es dans la partition existante. Ainsi, les donn�es sont r�organis�es de fa�on � disposer d'un maximum d'espace libre disponible � la ��fin�� de la partition.

Figure D-11. Disque dur en cours de compression

Dans la Figure D-11, 1 repr�sente la situation avant l'op�ration et 2 la situation apr�s l'op�ration.

Cette �tape est essentielle�; sans elle, il est possible que l'emplacement occup� par les donn�es emp�che le redimensionnement de la partition � la taille d�sir�e. En outre, il est impossible de d�placer certaines donn�es. Dans cette hypoth�se (et ceci limite la taille des nouvelles partitions), vous risquez de devoir repartitionner votre disque de fa�on destructive.

D.1.4.3.2. Redimensionnement de la partition existante

La Figure D-12 montre le processus de redimensionnement r�el. Si le r�sultat final de l'op�ration de redimensionnement varie en fonction du logiciel utilis�, le plus souvent, l'espace disque lib�r� est utilis� pour cr�er une partition non format�e du m�me type que la partition d'origine.

Figure D-12. Disque dur avec partition redimensionn�e

Dans la Figure D-12, 1 repr�sente la situation avant l'op�ration et 2 la situation apr�s l'op�ration.

Il est important de comprendre comment le logiciel de redimensionnement utilis� traite l'espace lib�r� de mani�re � pouvoir prendre les mesures appropri�es. Dans le cas que nous avons illustr�, il serait pr�f�rable de supprimer simplement la nouvelle partition DOS et de cr�er la ou les partition(s) Linux appropri�e(s).

D.1.4.3.3. Cr�ation d'une/de nouvelle(s) partition(s).

Comme l'impliquait l'�tape pr�c�dente, il sera ou non n�cessaire de cr�er de nouvelles partitions. Toutefois, � moins que votre logiciel de redimensionnement ne tienne compte de Linux, vous devrez probablement supprimer la partition cr��e durant le processus de redimensionnement. La Figure D-13 illustre cette situation.

Figure D-13. Disque dur avec configuration de partition finale

Dans la Figure D-13, 1 repr�sente la situation avant l'op�ration et 2 la situation apr�s l'op�ration.

NoteRemarque
 

Les informations suivantes sont sp�cifiques aux ordinateurs utilisant un processeur x86.

Pour plus de commodit� pour nos clients, nous fournissons l'utilitaire parted. Ce programme, disponible de mani�re libre, permet de redimensionner les partitions.

Si vous d�cidez de repartitionner votre disque dur avec parted, il est important d'une part, que vous disposiez de bonnes connaissances quant au stockage disque et d'autre part, que vous effectuiez une sauvegarde des donn�es pr�sentes sur votre ordinateur. Vous devriez faire deux copies de sauvegarde de toutes les donn�es importantes figurant sur votre ordinateur. Stockez ces copies sur des supports amovibles (tels qu'une bande ou une disquette) et assurez-vous que les donn�es sauvegard�es sont bien accessibles avant de poursuivre.

Si vous d�cidez d'utiliser parted, sachez qu'apr�s son ex�cution, vous disposerez de deux partitions�: celle que vous aurez redimensionn�e et celle cr��e par parted � partir de l'espace lib�r�. Si vous avez l'intention d'utiliser cet espace pour installer Red Hat Enterprise Linux, supprimez la partition nouvellement cr��e, soit � l'aide de l'utilitaire de partitionnement existant sous votre syst�me d'exploitation actuel, soit lors de la configuration des partitions pendant une installation personnalis�e.

D.1.5. Syst�me de d�nomination des partitions

Linux fait r�f�rence aux partitions de disque � l'aide d'une combinaison de lettres et de chiffres, ce qui peut sembler peu clair, en particulier si vous �tes accoutum� � appeler, par exemple, ��disque C�� le disque dur et ses partitions. Voici comment les partitions sont nomm�es dans l'environnement DOS/Windows�:

  • Chaque type de partition est v�rifi� afin de d�terminer s'il peut �tre lu par DOS/Windows.

  • Si le type de partition est compatible, le syst�me lui attribue une ��lettre d'unit頻. La premi�re lettre d'unit� est ��C��, suivie des autres lettres en fonction du nombre de partitions � libeller.

  • Cette lettre peut �tre utilis�e pour d�signer cette partition de m�me que le syst�me de fichiers figurant dans cette partition.

Red Hat Enterprise Linux utilise un syst�me de d�nomination plus flexible et fournit plus d'informations que l'approche adopt�e par d'autres syst�mes d'exploitation. Le syst�me de d�nomination est bas� sur les fichiers, avec des noms de fichier sous le format /dev/xxyN.

Ci-dessous figurent les �l�ments vous permettant de comprendre le syst�me de d�nomination des partitions�:

/dev/

Cet �l�ment correspond au nom du r�pertoire dans lequel se trouvent tous les fichiers de p�riph�riques. �tant donn� que les partitions se trouvent sur des disques durs et que ceux-ci sont des p�riph�riques, les fichiers repr�sentant toutes les partitions possibles se situent dans /dev/.

xx

Les deux premi�res lettres du nom de la partition indiquent le type de p�riph�rique sur lequel se trouve la partition. Il s'agira g�n�ralement de hd (pour les disques IDE) ou de sd (pour les disques SCSI).

y

Cette lettre indique le p�riph�rique sur lequel se trouve la partition. Par exemple, /dev/hda (premier disque dur IDE) ou /dev/sdb (second disque SCSI).

N

Le dernier nombre d�signe la partition. Les quatre premi�res partitions (primaires ou �tendues) sont num�rot�es de 14. La num�rotation des partitions logiques commence � 5. Par exemple, /dev/hda3 d�signe la troisi�me partition primaire ou �tendue du premier disque dur IDE�; /dev/sdb6 d�signe la seconde partition logique du second disque dur SCSI.

NoteRemarque
 

Aucune partie de cette r�gle de d�nomination n'est bas�e sur le type de partition�; � la diff�rence de DOS/Windows, toutes les partitions peuvent �tre identifi�es sous Red Hat Enterprise Linux. Ceci ne signifie �videmment pas que Red Hat Enterprise Linux peut acc�der aux donn�es de chaque type de partition m�me si, dans bien des cas, il est possible d'acc�der aux donn�es figurant sur une partition d�di�e � un autre syst�me d'exploitation.

Gardez ces informations � l'esprit�; elles vous aideront � comprendre le processus de configuration des partitions dont Red Hat Enterprise Linux a besoin.

D.1.6. Partitions de disque et autres syst�mes d'exploitation

Dans le cas o� vos partitions Red Hat Enterprise Linux partagent un disque avec d'autres partitions utilis�es par d'autres syst�mes d'exploitation, vous ne devriez rencontrer aucun probl�me. N�anmoins, la coexistence de Linux avec certains autres syst�mes d'exploitation demande une attention toute particuli�re.

D.1.7. Partitions de disque et points de montage

Un aspect que de nombreux d�butants dans le monde Linux trouvent d�routant est la mani�re dont les partitions sont utilis�es par le syst�me d'exploitation Linux. Sous DOS/Windows, la situation est relativement simple�: si vous avez plusieurs partitions, une ��lettre d'unit頻 est attribu�e � chaque partition. Vous utilisez alors la lettre du disque pour faire r�f�rence aux fichiers et r�pertoires figurant sur la partition correspondante.

La fa�on dont Linux g�re les partitions, et donc les disques en g�n�ral, est compl�tement diff�rente. La diff�rence principale r�side dans le fait que chaque partition est utilis�e afin de former une partie du stockage n�cessaire � la prise en charge d'un ensemble unique de fichiers et de r�pertoires. Pour ce faire, vous associez une partition � un r�pertoire dans le cadre d'un processus appel� montage. Le montage d'une partition rend son contenu disponible � partir d'un r�pertoire sp�cifi� (appel� point de montage).

Par exemple, si une partition /dev/hda5 est mont�e sur /usr/, cela signifie que tous les fichiers et r�pertoires sous /usr/ se trouvent physiquement sur /dev/hda5. Ainsi, le fichier /usr/share/doc/FAQ/txt/Linux-FAQ serait stock� sur /dev/hda5, alors que le fichier /etc/X11/gdm/Sessions/Gnome lui ne le serait pas.

Si nous poursuivons avec notre exemple, il est �galement possible qu'un ou plusieurs r�pertoires sous /usr/ soient des points de montage pour d'autres partitions. Par exemple, une partition (disons /dev/hda7) pourrait �tre mont�e sur /usr/local/, ce qui signifie que /usr/local/man/whatis se trouverait alors sur /dev/hda7 plut�t que sur /dev/hda5.

D.1.8. Combien de partitions�?

� ce stade de la pr�paration � l'installation de Red Hat Enterprise Linux, vous devez tenir compte du nombre de partitions que doit utiliser le nouveau syst�me d'exploitation ainsi que de leur taille. La question du ��nombre de partitions�� continue de susciter un d�bat au sein de la communaut� des utilisateurs de Linux et, � d�faut d'entrevoir la fin de ce d�bat, il est prudent de dire qu'il y a probablement autant de syst�mes de partitionnement diff�rents que de personnes d�battant sur la question.

Cela dit, nous vous conseillons, � moins que vous n'ayez de bonnes raisons de proc�der autrement, de cr�er les partitions suivantes�: swap, /boot/ (ou une partition /boot/efi/ pour les syst�mes Itanium), une partition /var/ pour les syst�mes Itanium et / (racine).

Pour de plus amples informations, reportez-vous � la Section 4.16.4.

Notes

[1]

Les blocs sont dimensionn�s de fa�on uniforme, contrairement � ce que semblent indiquer nos illustrations. Songez �galement qu'une unit� moyenne de disque contient des milliers de blocs. Dans le cadre de cette pr�sentation cependant, il est pr�f�rable de ne pas pr�ter attention � ces d�tails.

 
 
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